17/09/2014

Gourmandise et érotisme culinaire

Le vicomte de Barras, comme tant d'autres, aimait les jolies femmes et les repas plantureux. J'aurais pu remonter historiquement, voire bibliquement ou géographiquement, plus loin  dans le temps ou dans l'actualité. Le nombre de  gourmands sensuels et portés vers les plaisirs charnels est infini! Je mentionnerais , par exemple, Balthazar, Sardanapale, , Héliogabale, Néron, Oliver Hardy et D. Roussos, sans oublier l'abbé de Chaulieu, amateur de grosses nonnettes " Catherine II de Russie , connue par ses excès de table et ses nombreux amants et le monstrueux Henri VIII, grand amateur de femmes . Cet assassin explosa littéralement en rendant son dernier soupir mais il faut limiter une énumération qui n'en finirait pas et deviendrait fastidieuse tant les hommes et certaines femmes furent aussi excessifs devant une table  que dans un lit! C'est donc la preuve évidente qu'érotisme et gourmandise vont de pair et sont presque indissociables.

Si l'on parcourt les pages grivoises  de Thémidor de Godard d'Aucourt, celles du libertin de qualité de Mirabeau , dit Mirabeau-tonneau ou celles du divin marquis, en évitant de  ne les lire que d'une main, l'on constatera que ces auteurs, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, parlent toujours de fastueux repas"réparateurs" qui permettront de reprendre les débats dechair. De surcroît chair et bonne chère ne sont pas liés qu'homophoniquement: l'on dit aussi remettre le couvert et goûter les plaisirs les plus vifs dans un sens grivois.  Mais, pour l'amour, il faut être vigoureux, ce qui n'est pas le cas de tout le monde et les natures froides  ou hyper-travailleuses sont peu enclines au plaisir des sens.

Pour ces dernières, un bon électuaire aphrodisiaque leur apporterait la vigueur nécessaire.  Aussi, je terminerais cet article badin en donnant la composition d'un vieux remède aprodisiaque, espérant ainsi regaillardir quelques vieux censeurs atrabilaires, valétudinaires ou cacochymes et leur apporter la vigueur nécessaire pour faire la bête à deux dos, comme l'on disait autrefois

.Une petite recette ancienne: conserve de racine d'éringium, de satyrion: 2 onces; de gingembre confit: six gros; d'amandes douces: une once;  de confection d' alkermlès: un gros; de poudre de semence de roquette et de moutarde: 3 gros de chaque; d' espèces diatrion piperon: deux gros; sirop de racine d'émula: une quantité suffisante.  Mêlez le tout et  BON COURAGE!

Serge Golifman;

16:20 Écrit par Serge Golifman | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |